Monte le volume. Encore. Non, ce n’est toujours pas assez. Avec ce tableau de Metallica, tu installes quatre décennies de riffs, de sueur, de distorsion et de nuques malmenées directement dans ton intérieur. Pas besoin de bouton ON : James Hetfield hurle déjà au centre pendant que le reste du groupe semble surgir d’une collision entre un ampli Marshall et une usine sidérurgique.
Metallica n’a jamais été conçu pour faire joli
Le groupe naît à Los Angeles en 1981 autour de Lars Ulrich et James Hetfield. Une petite annonce, quelques répétitions et beaucoup d’énergie suffisent à mettre la machine en marche.
Très vite, le tempo accélère. Kill ’Em All débarque en 1983. Puis viennent Ride the Lightning et Master of Puppets. Le Thrash Metal vient de trouver l’une de ses formations les plus redoutables.
Mais Metallica ne restera jamais enfermé dans une seule case. Le groupe sait accélérer jusqu’à l’asphyxie avec Battery. Il peut construire huit minutes de tension avec Master of Puppets. Puis il ralentit tout, sort Nothing Else Matters et réussit l’exploit de faire sortir les briquets sans perdre les vestes à patches.
En 1991, le Black Album fait exploser l’échelle. Enter Sandman, Sad but True, The Unforgiven et Nothing Else Matters propulsent Metallica bien au-delà du seul public Metal.
À ce stade, ce n’est plus vraiment un groupe. C’est une masse continentale avec des guitares.
Le meilleur hold-up de l’histoire du Metal ?
Même le nom Metallica commence par une petite entourloupe. Au début des années 1980, Lars Ulrich rencontre Ron Quintana à San Francisco. Ce dernier veut créer un fanzine consacré au Hard Rock et hésite entre deux noms. Metallica ou Metal Mania. Il demande son avis à Lars. Lars lui recommande chaleureusement Metal Mania. Très généreux.
Sauf qu’il conserve discrètement l’autre nom pour son propre groupe. Quelques mois plus tard, Metallica existe. Ron Quintana aura donc trouvé le nom de l’un des groupes les plus célèbres de l’histoire du Metal… avant de repartir avec le deuxième choix. C’est élégant. Presque.
Tableau de Metallica : quatre visages dans la broyeuse
Ton regard ne sait pas vraiment où commencer. C’est volontaire. La composition rassemble les quatre membres dans une masse compacte. James Hetfield occupe le centre, bouche ouverte, comme si le cri était resté bloqué directement dans la matière picturale.
Autour de lui, les autres portraits de Lars Ulrich, Kirk Hammett et Robert Trujillo apparaissent à différents niveaux. Certains sont partiellement absorbés par les projections, les textures et les cercles. Le résultat ressemble davantage à une collision qu’à une traditionnelle photo de groupe.
Le bleu et le cyan dominent largement l’ensemble avec un côté très métalique. Mais ils sont également traversés de verts, de rouges, de roses et d’éclats jaunes. Les noirs viennent alors donner du poids plutôt que tout engloutir. Le logo Metallica apparaît dans la partie supérieure droite. Il semble presque peint directement dans la matière.
Le format horizontal accentue encore l’effet de groupe. Ce poster de Metallica, dégage cette énergie très graphique. Sur toile, les textures et les superpositions donnent davantage l’impression d’une matière travaillée.
Ce n’est pas une photo promotionnelle avec quatre musiciens alignés devant un mur en briques. C’est Metallica compressé dans un rectangle. Des riffs transformés en projections. Du Thrash converti en couleur. Et suffisamment d’énergie visuelle pour que ton voisin baisse instinctivement le volume de sa télévision.
Si le Metal devait laisser une empreinte après avoir percuté ton mur à pleine vitesse, elle pourrait bien ressembler à ce tableau de Metallica.
Œuvre signée par l’artiste Totor (exclusivité Splashed!)
Image de référence : Metallica – 2021 – 30 Years of the Black Album © Jimmy Hubbard






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