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Pas besoin de pyrotechnie, de masque ou de mur d’amplis. Jean-Jacques Goldman a toujours eu une méthode beaucoup plus sournoise : une mélodie, quelques accords, trois phrases bien placées… et vingt ans plus tard tu connais encore le refrain. Ce portrait Splashed! reprend justement ce paradoxe. Un visage calme au centre, puis une explosion de couleurs tout autour. Comme si la discrétion avait soudain décidé de brancher une Stratocaster.
Avant les grandes tournées et les chansons devenues incontournables, Goldman passe notamment par le groupe Taï Phong. En 1975, Sister Jane lui offre un premier succès. Mais la carrière solo n’est pas encore une évidence.
Et c’est là que l’histoire devient intéressante.
Il voulait écrire des chansons. Personne n’en voulait.
À la fin des années 1970, Goldman cherche surtout à placer ses compositions auprès d’autres interprètes.
Ça ne marche pas vraiment.
Dans une interview, il l’expliquera très simplement : personne ne voulait de ses chansons, alors il a fini par les chanter lui-même.
Marc Lumbroso, jeune éditeur à l’époque, repère justement son nom après avoir entendu l’une de ses compositions. Il le contacte et l’encourage à interpréter son propre répertoire.
Résultat : Il suffira d’un signe devient son premier single solo marquant en 1981.
Autrement dit, une partie de la chanson française des années 1980 doit beaucoup à un problème de recrutement.
Comme plan B, on a vu pire.

De « Quand la musique est bonne » à D’eux

Le succès accélère rapidement.
Quand la musique est bonne, Comme toi, Envole-moi, Je te donne, Là-bas, Puisque tu pars ou Encore un matin installent une écriture immédiatement identifiable.
Des mélodies très directes. Des guitares héritées du rock anglo-saxon. Et surtout des textes qui évitent généralement de prendre l’auditeur pour un meuble.
La suite dépasse sa seule carrière d’interprète.
Il écrit aussi pour d’autres artistes. Johnny Hallyday, Florent Pagny ou Patricia Kaas passent notamment par son répertoire.
En 1995, il écrit et réalise D’eux pour Céline Dion. L’album devient l’un des grands jalons de sa carrière d’auteur-compositeur.
Entre-temps, l’aventure Fredericks Goldman Jones lui permet de travailler autrement, à trois voix, sans conserver systématiquement le projecteur pour lui seul.
Ça lui ressemble assez bien.

Jean-Jacques Goldman : le portrait sans costume de scène

Pour cette création, j’ai volontairement évité toute référence trop littérale à une chanson ou à une époque précise.
Le visage occupe le centre de la composition. Le regard reste direct, presque tranquille. L’expression est sobre.
Puis tout ce qui l’entoure prend une direction beaucoup moins raisonnable.
Rose, violet, turquoise, jaune, rouge et vert traversent le portrait. Les projections de peinture se mélangent aux cercles, aux trames et aux formes graphiques.
Les cheveux se dissolvent progressivement dans la matière.
Le fond blanc apporte beaucoup d’air et évite que les couleurs deviennent envahissantes. De loin, le visage domine. De près, les textures et les hachures prennent le relais.
C’est précisément ce contraste qui m’intéressait.
Pas de pose héroïque. Pas de guitare brandie vers le ciel.
Juste un portrait très présent, entouré d’un chaos graphique beaucoup plus bavard que son modèle.
En poster ou sur toile, le visuel fonctionne donc autant pour un amateur de chanson française que pour quelqu’un qui préfère les compositions très colorées aux traditionnelles photos de concert.
Goldman disait lui-même avoir commencé à chanter ses propres chansons parce que personne n’en voulait.
Quelques décennies plus tard, elles sont toujours là.
Pas très mauvais, finalement, comme erreur de casting.
Et si ton intérieur avait justement besoin de quelques mélodies transformées en couleurs, Jean-Jacques Goldman devrait parfaitement connaître la chanson.

Œuvre signée par l’artiste Totor (exclusivité Splashed!)

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