Avec ce tableau d’Ella Fitzgerald, tu invites chez toi une artiste capable de transformer une mélodie en terrain de jeu. Du swing, du jazz, du scat et cette élégance qui semble ne jamais forcer : tout paraît simple. Évidemment, c’est généralement le signe que derrière, le niveau est indécent.
Du concours amateur à la First Lady of Song
Ella Jane Fitzgerald naît le 25 avril 1917 à Newport News, en Virginie. Adolescente, elle aime autant danser que chanter. En 1934, son nom est tiré au sort pour participer à l’Amateur Night du célèbre Apollo Theater de Harlem. Elle prévoit d’abord de danser. Puis elle voit les Edwards Sisters sur scène et change immédiatement de programme. Bonne décision.
Ella chante *Judy*, puis obtient un rappel. Dans le public, personne ne sait encore qu’il vient d’assister au démarrage d’une carrière monumentale. L’année suivante, elle rejoint l’orchestre de Chick Webb. En 1938, *A-Tisket, A-Tasket* devient son premier immense succès. Sa maîtrise du scat et son sens de l’improvisation feront ensuite d’elle une référence absolue du jazz vocal. À partir de 1956, ses célèbres *Songbooks* consacrés aux grands compositeurs américains élargissent encore son public. Cole Porter, Duke Ellington, Gershwin ou Irving Berlin passent ainsi par cette voix hors norme.
Au fil de sa carrière, Ella Fitzgerald remporte 13 Grammy Awards. Son surnom de « First Lady of Song » finit par lui aller comme une évidence.
Marilyn au premier rang, tous les soirs
Dans les années 1950, Ella souhaite se produire au Mocambo, célèbre club d’Hollywood. Marilyn Monroe, qui admire profondément la chanteuse, décide de donner un petit coup de pouce. Elle appelle personnellement le propriétaire du club. Sa proposition est simple : s’il engage Ella, Marilyn prendra une table au premier rang chaque soir. Difficile de rêver meilleure attachée de presse. Le propriétaire accepte. Marilyn tient parole et la presse se précipite. Ella racontera plus tard qu’après cet épisode, elle n’a plus eu à jouer dans de petits clubs de jazz.
Quand Marilyn Monroe réserve ta table plusieurs soirs d’affilée, le bouche-à-oreille fonctionne plutôt bien.
Tableau d’Ella Fitzgerald : le swing passe en couleurs
Pour ce portrait d’Ella Fitzgerald, j’ai choisi de laisser la douceur du visage affronter une composition beaucoup plus explosive. Son regard légèrement tourné et son sourire donnent au portrait une présence calme, presque complice.
Autour, les couleurs prennent nettement moins de précautions. Rose, bleu, jaune, vert et orange se croisent dans les projections de peinture. Cercles, trames et formes graphiques viennent rythmer l’ensemble sur un fond blanc lumineux. Le résultat reste élégant, mais certainement pas sage.
Ce poster d’Ella Fitzgerald, également disponible sur toile, joue sur le contraste entre douceur et énergie. C’est aussi un poster jazz pensé pour ceux qui veulent de la musique dans leur décoration sans accrocher une photographie de concert classique. Ici, pas de micro brandi ni de scène enfumée. La voix est absente, évidemment, mais le swing a trouvé un autre moyen de passer. Ella Fitzgerald pouvait improviser avec quelques syllabes et faire oublier qu’un être humain était censé chanter des mots. Splashed! lui répond avec des couleurs, des textures et quelques éclaboussures bien placées.
Pas besoin d’en faire davantage : ce tableau d’Ella Fitzgerald connaît déjà la musique.
Œuvre signée par l’artiste Totor (exclusivité Splashed!)
Image de référence : Ella Fitzgerald – 1962 – Beverly Hills © Lewin Kaufman Schwartz – Public Relations – Domaine public








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